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S.O.S. temps des sucres

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Le printemps est ennnfiiiin arrivé (ah oui, où ça?) et printemps = cabane à sucre + oreilles de crisse + tire + petits cornets… Au-delà de ces délices sucrés, le sirop d’érable suscite peut-être en vous quelques questions existentielles? C’est ici que Julie la nutri arrive à la rescousse!

Je vais à la cabane à sucre. Comment faire pour ne pas rouler jusqu’à la porte après le repas?

Rassasiement et satiété, ça vous dit quelque chose? Ils seront vos mantras pour sortir sur vos deux pattes de la cabane. Arrêtez tout simplement de manger lorsque vous serez rassasié. Plus facile à dire qu’à faire? Il s’agit pourtant d’un réflexe naturel que nous avons tous. Malheureusement, pour X raisons (j’y reviendrai un jour…), plusieurs personnes peuvent perdre cette habitude. La bonne nouvelle, c’est que ça se pratique!

Un conseil pour la cabane : mettez la pédale douce sur la soupe aux pois et les oreilles de crisse au début du repas, puis servez-vous de petites portions de chaque plat, histoire d’avoir encore un petit coin pour la tire! Vous pouvez même apporter des plats pour les restants si vous ne voulez pas gaspiller (c’est ce qu’on fait à la fameuse cabane du Pied de cochon). En savourant au maximum chaque bouchée, inutile de manger jusqu’à éclater.

Mes enfants sont tellement excités! Est-ce parce qu’ils ont mangé des crêpes extra sirop d’érable pour déjeuner?

C’est bien connu, le sucre excite les enfants. ERREUR. Et non, le sucre n’a pas la propriété d’exciter les enfants, ni les adultes, ni les animaux, ni les plantes vertes. Je vous laisse ici découvrir les explications édifiantes de ce cher Pharmachien. En revanche, la joie des enfants peut vite monter d’un cran dès qu’un petit quelque chose de spécial survient : déjeuner de fin de semaine (les fameuses crêpes), fête d’ami, chasse aux cocos de Pâques, ainsi de suite. C’est ce qui fait leurs charmes! Ceci dit, ce n’est pas une raison pour leur offrir du sirop d’érable à profusion et des sucreries à volonté.

Le sirop d’érable, c’est naturel! Ce n’est pas un « vrai sucre », comme le sucre blanc ou la cassonade…

Hélas, même si le sirop d’érable provient d’un arbre et qu’il est peu transformé, il s’agit quand même d’un produit concentré en sucre (hautement délicieux, j’en conviens). Une fois savouré, mastiqué et digéré, un sucre reste un sucre pour notre corps, peu importe s’il provient d’une érablière bucolique ou d’une usine. Pas convaincu? Voici d’autres explications… Choisissons le sirop d’érable avant tout pour son goût unique, son parfum incroyable et parce qu’il est produit localement.

J’ai entendu dire que le sirop d’érable était bon pour la santé. Devrais-je en prendre un shooter chaque matin?

Êtes-vous déjà tombés sur une manchette vantant les vertus santé du sirop d’érable? Minéraux, antioxydants, polyphénols, indice glycémique et autres mots savants y sont parfois associés. Effectivement, des scientifiques explorent petit à petit ce précieux liquide et certaines avenues sont prometteuses. Mais attention, ne sautons pas trop vite aux conclusions! Les recherches ne sont qu’à leurs balbutiements et le pas à franchir est souvent immense entre les éprouvettes en laboratoire et l’effet véritable sur notre santé. En plus, prendre un shooter de sirop d’érable chaque matin reviendrait à engloutir l’équivalent de 6 sachets de sucre. Un petit café avec ça?

Le sirop d’érable, c’est sucré, alors c’est mal. Devrais-je l’éviter à tout prix?

Le sucre, un poison? Calmons-nous, il ne s’agit pas de cyanure que nous mettons sur nos crêpes! Gardons quand même en tête que l’augmentation considérable de la consommation mondiale de sucre ajouté dans les dernières décennies est associée à de nombreuses maladies chroniques (obésité, diabète, etc.). Dans cette optique, le sirop d’érable, comme tous les autres sucres, a sa place dans une alimentation équilibrée. Tout est une question d’équilibre et de modération. Répétons cette maxime célèbre : « trop, c’est comme pas assez! ». Mieux vaut l’utiliser avec parcimonie en l’appréciant pleinement que de le bannir, puis d’en rêver la nuit…Si votre consommation de sucre vous préoccupe, lisez ceci.

J’aimerais remplacer le sucre par du sirop d’érable dans mes recettes. Comment faire?

Pas de problème! Pour plusieurs recettes (vinaigrette, sauce…), il suffit de remplacer le sucre par la même quantité de sirop. Pour la pâtisserie, on ne badine pas avec les mesures. Il faudra ajuster la quantité de liquide et prendre certaines précautions. En suivant les directives de Ricardo, on ne se trompe pas!

Je ne veux pas manger de beurre d’érable, c’est beaucoup trop gras! Que faire?

Détrompez-vous, le beurre d’érable ne contient pas de beurre. Que du bon sirop d’érable 100 % pur. Pour l’obtenir, le sirop est chauffé à 112 ◦C, puis refroidi et baraté jusqu’à l’obtention de cette texture crémeuse qu’on aime tant sur du bon pain grillé. Tranche de vie : J’adore le beurre d’érable, et j’aime bien le déguster d’une manière inusitée : j’en ajoute une petite « motte » dans mon yogourt nature, puis je mélange vigoureusement avec une fourchette. Texture onctueuse et goût d’érable garantis!

J’adore le sirop d’érable mais, je ne veux pas me ruiner! Pourquoi est-il si cher?

Devinez combien d’eau d’érable est nécessaire pour obtenir un seul litre de sirop? 40 litres! Ce qui correspond environ à la production d’une seule entaille. Pas étonnant qu’il vaille son pesant d’or! En choisissant soigneusement les recettes dans lesquelles on l’ajoute puis en dosant la quantité, on évite de le gaspiller et on l’apprécie à sa juste valeur. Un bon truc : faites comme moi, trouvez-vous un pusher de sirop (acériculteur), c’est moins cher qu’à l’épicerie et tellement plus sympathique!

Justement, voici quelques bonnes recettes proposées sur blanc grenade pour cuisiner le sirop d’érable.

Bon appétit et joyeux temps des sucres!

Julie la nutri

(photo)

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