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Les faaaaameux légumes (prise 2)

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Dans sa dernière chronique, Julie la nutri démystifiait la relation parfois tumultueuse entre les enfants et les légumes et comment changer leur vision de cet infâaaame aliment. Aujourd’hui, elle concrétise la chose en nous proposant une foule de trucs superbement intelligents à essayer et aussi de moins bonnes idées à éviter pour que les enfants mangent leurs légumes. Amenez-en des courgettes, des asperges et du chou-fleur!

Des trucs à essayer

  • Laisser les enfants choisir : Un nouveau légume à l’épicerie ou au marché, une recette pour les cuisiner, la grosseur des morceaux de carotte dans la soupe, etc. Comme tout le monde, les enfants aiment avoir le choix et apprécient qu’on sollicite leur opinion.
  • Impliquer les enfants dans la cuisine : De plus en plus d’études le démontrent, les enfants qui mettent la main à la pâte en cuisinant sont plus portés à goûter au fruit de leurs efforts!
  • Apprendre à connaître les légumes : Un nouveau légume, c’est l’inconnu. Le fait d’en apprendre plus sur lui permet de le découvrir petit à petit, et éventuellement d’y goûter. D’où vient-il? De quelle couleur est-il? Comment pousse-t-il? Livres d’histoires et de recettes, émissions, films, photos, visites à la ferme, jardin, etc. Tous les moyens sont bons pour faire découvrir de nouveaux légumes aux enfants.
  • En servir souvent (et ne pas se décourager!) : Il est parfois nécessaire de goûter un aliment 15-20 fois avant de l’apprécier. Il ne faut donc pas lancer la serviette dès le premier « j’aime pas ça ». Servir souvent le légume en question, à une fréquence raisonnable (pas nécessairement 6 jours consécutifs!) contribuera certainement à ce que l’enfant apprenne un jour à l’aimer. Patience et persévérance sont les mots clés.
  • Varier les présentations : Crus, rôtis, grillés, râpés, en salade, en purée, gratinés…Même s’il n’aime pas le chou-fleur cru, votre enfant aimera peut-être le chou-fleur rôti?
  • Balancer l’amertume : Contrairement à notre goût inné pour le sucré, l’amertume est une saveur qu’il faut apprendre à aimer. Ceci est encore plus marqué pour les enfants, leur goût étant plus aiguisé que celui des adultes. Rien de mieux qu’une petite touche sucrée et un peu d’acidité dans une sauce, vinaigrette, trempette ou marinade pour adoucir l’amertume des légumes.
  • La texture croustillante : L’exploration des textures est une autre avenue intéressante pour apporter du punch aux légumes. La texture croustillante est toujours gagnante! (chips de kale, gratin de légumes avec croûte de panko, salade avec croûtons, etc.)
  • Jouer avec les mots : Chips de kale, frites de patate douce, burger de lentilles et champignons, muffins de courgette, gâteau à la courge, couscous de chou-fleur, pizza rouge et verte, etc. Les enfants sont très influençables…L’idée ici n’est pas de camoufler un légume dans une recette, mais plutôt de lui donner un joli nom qui les séduira. Laissez aller votre imagination.
  • Pimp ton légume! : N’hésitez pas à garnir les légumes d’ingrédients savoureux qui rehausseront leur goût : fromage râpé, noix ou graines grillées, huile de sésame, zeste d’agrumes, un peu de beurre, etc.
  • Modifier son argumentaire : Oubliez les arguments nutritionnels du type « Goûte à ce pois mange-tout, c’est bon pour ta santé ». Allez-y plutôt dans le sensoriel avec « Miam, un pois mange-tout, c’est croustillant et tellement sucré ».
  • Profiter du momentum : Les aliments sont toujours meilleurs lorsque la faim est là. Profitez des moments de la journée où les enfants sont affamés pour leur offrir des légumes (crudités avant souper, trempette en collation, etc.).
  • Donner l’exemple! : Un adulte ne peut exiger d’un enfant qu’il mange des aubergines si lui-même n’y goûte même pas. Cela va de soi…

Des idées à oublier

  • Camoufler les légumes : Il peut être tentant de cacher des champignons dans un pain de viande, à l’insu de votre enfant, pour réussir à lui en faire manger. Cette technique fonctionnera peut-être un temps, mais est vouée à l’échec à long terme. Et qu’en est-il du lien de confiance entre vous et votre enfant? Appréciera-t-il découvrir que vous lui avez « menti » à propos du fameux pain de viande? Probablement pas.
  • Avoir des préjugés : « Il n’aimera pas ça, c’est sûr…» Mieux vaut laisser la chance à l’enfant de décider lui-même s’il aimera ou non le rapini, l’endive ou peu importe. Vous serez peut-être surpris!
  • Forcer votre enfant à terminer sa portion de légumes : Ceci peut brouiller ses signaux de faim et de satiété. Votre responsabilité est de fournir un repas équilibré et de qualité à votre enfant. La sienne est de gérer la quantité qu’il mange parmi les aliments qui lui sont offerts. Si, comme moi, vous n’aimez pas gaspiller, gardez la portion pour un lunch ou un restant.
  • Le chantage : Utiliser les légumes (et tous les aliments) comme punition, récompense ou matière à chantage est un autre moyen de détraquer la relation des enfants avec la nourriture. En utilisant ce moyen, ils apprendront que les aliments sont des outils de négociation pour obtenir de l’attention, ou ce qu’ils veulent. Ainsi,  le fameux « Mange encore trois bouchées de salade et tu pourras aller jouer » est loin d’être une phrase anodine…
  • Insister avec zèle : Parfois, il faut apprendre à lâcher-prise. Encourager avec trop d’insistance votre enfant à goûter à l’artichaut ou à manger ses asperges peut vite dégénérer et aboutir en rébellion. Pour avoir une relation harmonieuse avec les légumes, il va sans dire que l’enfant ne doit pas ressentir de pression ou de stress. « C’est dommage que tu ne goûtes pas. La prochaine fois, tu apprécieras peut-être ces délicieuses asperges », puis on passe à autre chose.
  • Céder aux caprices : Plusieurs enfants ont des caprices farfelus, comme la phase « rien-de-mélangé ». Les recettes du type salade, riz frit et cie passent alors difficilement au conseil. Allez-vous commencer à tout séparer pour un argument aussi bidon, ou carrément cuisiner un autre plat? Non! L’enfant s’arrangera avec ce qu’il a dans son assiette. Même s’il ne mange rien sous prétexte que le vert touche au rouge, il finira par comprendre après quelques reprises que ce cirque est inutile. Faites-lui confiance, un enfant ne se laissera pas mourir de faim.
  • Le sentiment de culpabilité : Une journée sans légume, ce n’est pas dramatique! Vous n’avez pas à vous sentir coupable. Avoir une alimentation équilibrée n’est pas l’affaire d’un repas, ou d’une seule journée. Il s’agit d’un ensemble global d’habitudes, d’un pattern alimentaire répété sur une longue période. Vous pouvez relaxer, votre petit ne souffrira pas de scorbut demain matin!

En terminant, voici 3 tranches de vie qui sauront peut-être vous convaincre de l’efficacité de ces conseils : 2 trucs de blanc grenade, et un témoignage d’une maman nutritionniste qui résume très bien toute l’affaire. À lire sans faute!

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